L’échec aide à réussir?

Jean-Pierre Lauzier|

Combien de fois avons-nous tenté une nouvelle expérience, un nouveau
comportement et avons-nous obtenu le but désiré du premier coup?
Parfois, nous réussissons et parfois nous échouons dans nos tentatives.
Des études montrent que, la plupart du temps, la première fois que l’on
s’aventure à oser une nouvelle façon de faire ou d’agir, nous n’obtenons
pas le résultat désiré.

Il est dommage de constater que, pour plusieurs d’entre nous, le fait
de ne pas réussir est un signe d’incompétence. Par réaction, ces
personnes cherchent à cacher leurs échecs par peur d’être jugées
négativement ou, encore, par crainte d’être rejetées. À cause de cela,
la majorité d’entre nous n’osent pas prendre de risques.
Malheureusement, lorsque nous persistons à demeurer dans notre zone de
confort et que nous n’osons pas la nouveauté, nous ne pouvons dépasser
les limites actuelles qui nous empêchent d’atteindre nos buts.

Opérer toujours de la même manière est une façon de procéder qui est
sécurisante, mais il est facile d’y végéter. Dans un tel cas,
posons-nous cette question: si on utilise constamment la même technique,
la même approche, le même discours, comment pouvons-nous espérer
obtenir des résultats différents? Il ne faut pas avoir peur du
changement ni du risque, car c’est en posant des actions différentes, en
sortant de nos habitudes que nous assimilons des connaissances
nouvelles et parvenons parfois à des réussites inattendues.
Qu’est-ce que les personnalités suivantes ont en commun et quel talent
les caractérisent-elles : Pierre Péladeau père, Simon Durivage, Walt
Disney, Bernard Voyer, J. K. Rowling? Avant de répondre, il est bon de
savoir que, si ces personnes n’avaient pas subi de déboires ni d’échecs,
elles n’auraient à peu près rien appris sur leurs qualités
d’entrepreneurs et n’auraient pas atteint le niveau d’excellence qui les
a rendus éminentes. Nous avons l’impression qu’elles ont toujours été
au sommet de la gloire et du pouvoir, mais si on scrute leur
cheminement, on constate que ces personnalités ont compris qu’il ne faut
jamais se laisser démolir par les insuccès.

Voici donc la réponse : leur point commun est qu’elles ont toutes
atteint le sommet dans leur domaine respectif, et leur plus grand talent
a été leur entêtement et leur détermination à ne pas se laisser
terrasser par des défaites. Cet état de fait est évident, mais, ce que
cela sous-tend, c’est qu’elles ont toutes connu de cuisants échecs et de
grandes déceptions. Mais, contrairement à plusieurs, elles ont su
utiliser ces contretemps pour mieux connaître leurs forces et leurs
lacunes et avancer vers une plus grande réussite.
Voici ce que des personnes bien connues ont dit :

– « Si vous voulez réussir plus rapidement, doublez vos échecs. » Napoléon Hill

– « L’échec ne fait pas de nous des perdants. Le seul moment où nous
devenons des perdants, c’est quand nous décidons de ne plus essayer. »
Bob Proctor

– « L’échec est le succès si nous apprenons de cet échec. » Malcolm S. Forbes

– « L’effort continu, et non pas la force ou l’intelligence, est la clé pour ouvrir notre potentiel. » Sir Winston Churchill

– « Ce n’est pas parce que je suis plus intelligent que les autres,
c’est que je reste avec le problème plus longtemps que les autres. »
Albert Einstein

– « Le succès semble branché avec les actions. Les gens qui
réussissent sont toujours en mouvement. Ils font des erreurs, mais ne
lâchent jamais. » Conrad Hilton

– « Les personnes persistantes commencent leur succès là où la
plupart des autres terminent : c’est-à-dire dans l’échec. » Edward
Eggleton

– « Il fallut un an à mon nouvel agent, Christopher, pour trouver un
éditeur. Ils furent nombreux à refuser mon livre. » J. K. Rowling,
parlant de Harry Potter
Voici quelques exemples qui méritent d’être cités :

Pierre Péladeau père a fait faillite plusieurs fois avant de devenir le plus grand imprimeur au monde avec son empire QUEBECOR.

Walt Disney a été renvoyé d’un éditeur de journaux
parce qu’il n’avait pas d’idées suffisamment créatrices. M. Disney a
également fait faillite plusieurs fois avant sa réussite.

Albert Einstein a été qualifié, par un de ses
professeurs, comme étant « mentalement lent » et, pour cette raison, son
admission à une école technique lui a été refusée.

Ludwig Van Beethoven a été décrit par un professeur comme étant un compositeur sans espoir.

Que peut-on retirer de ce qui précède? On doit apprendre de nos
échecs. C’est la façon la plus rapide et la plus efficace de s’améliorer
et de se rapprocher de notre objectif. Quand notre réussite se fait
attendre, il ne faut pas s’apitoyer sur son sort, mais plutôt se dire : «
Qu’est-ce que j’apprends de tout ça? », et « Comment cette expérience
m’aide-t-elle à penser différemment et à mieux progresser à l’avenir? »
Il faut donc que l’on passe à l’action et que l’on persévère.

Comme enfant, nous avons appris à marcher sans nous laisser dominer
par l’échec, les obstacles, les bobos, les pleurs. Nous avons continué à
essayer pendant des semaines voire des mois jusqu’à ce que nous
marchions, et ce, malgré les efforts incroyables que cela pouvait exiger
de nous. Nous nous sommes améliorés jusqu’à savoir courir, sauter,
gambader. L’échec n’était pas le signe d’une incompétence : chaque échec
nous apprenait « quoi ne pas faire » et était le signe qu’il fallait
poursuivre l’effort dans un sens plus efficace.

Trouvons de nouvelles idées et continuons dans nos tentatives et nos
efforts. Si nous ratons notre objectif, recommençons, adaptons notre
stratégie, ajustons nos comportements en sachant que les actions
manquées nous font réaliser des progrès. Gardons toujours en mémoire que
les réussites sont bâties sur une multitude de revers. Allons de
l’avant et pensons positivement. Comme résultat, nous aurons du succès
et nous serons les grands vainqueurs dans nos projets et nos
entreprises.

Jean-Pierre Lauzier
www.jeanpierrelauzier.com

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Catégorie: Conseils pour la recherche d’emploi, Faits divers