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7 signes que vous êtes « workaholic »

Sarah Champagne|

Vous travaillez en cachette? Vous rêvez souvent à votre boulot? Vos 5 à 7 se passent en tête-à-tête avec votre ordinateur? Boulimique de votre emploi, il est temps de déceler les symptômes de la dépendance au travail.

Ivre de surtravail?

À une époque où l’épuisement professionnel est monnaie courante, la limite entre travailler dur et travailler trop s’amenuise. Surtout, on devient facilement obsédé par le travail, au point d’en développer un trouble compulsif. Le terme workaholic est une contraction du mot work, travail, et alcoholic, pour bien insister sur l’aspect de dépendance.

Le concept n’est pas nouveau, puisque le terme a été popularisé dans les années 1970, par Wayne Oates, un Américain qui se désignait workaholic dans son autobiographie. En japonais, il existe même une expression consacrée, karoshi, qui désigne une mort subite suite à une surcharge de travail. Les victimes sont en général incapables de constater qu’ils travaillent trop, se rendant jusqu’à la mort, la plupart du temps par arrêt cardiaque.

Même si l’on aime son travail « à mort », il faut savoir s’arrêter. Mais la différence entre un travailleur passionné et un perfectionniste pathologique est parfois ténue. Les bourreaux de travail se tiennent en équilibre sur le mince fil entre la vertu et l’excès.

S’évaluer

Pour les départager, plusieurs tests ont été élaborés par des psychologues du travail. La plus récente grille d’analyse a été développée par une psychologue norvégienne, Cecilie Schou Andreassen. Elle a testé plus de 12 000 de ses compatriotes et identifié sept symptômes principaux du workaholic.

À vous de voir ce qui vous colle à la peau :

  • Vous vous demandez souvent comment trouver plus de temps pour travailler.
  • Vous travaillez toujours plus que ce que vous aviez prévu.
  • Vous travaillez pour vous sentir moins coupable, anxieux, déprimé ou impuissant.
  • Votre entourage vous a suggéré de moins travailler, mais vous n’avez pas écouté.
  • Vous devenez stressé si on vous empêche de travailler.
  • Vous laissez tomber les loisirs et les sports à cause de votre travail.
  • Vous travaillez tellement que votre santé en souffre : (troubles du sommeil, maux de tête récurrents, problèmes gastro-intestinaux, problèmes respiratoires)

 

Si au moins quatre de ces affirmations surviennent souvent dans votre vie, les signes ne mentent pas. Le travail prend trop de place et colore tout le reste du sens de votre vie. Un psychologue pourrait vous aider à poser vos limites et à reconnaître votre faim insatiable de boulot.

Un groupe d’entraide inspiré des « alcooliques anonymes », les Workaholics Anonymous, existe aussi aux États-Unis et propose une méthode en 12 étapes pour réaliser son plan d’abstinence… et recommencer à ne pas avoir envie de travailler.

 

 


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