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8 emplois qui paient étonnamment peu

Fanny Bourel|

Certains emplois sont auréolés de glamour ou exigent un diplôme d’études supérieures… tout en offrant des salaires dérisoires. Huit emplois dont le premier chèque de paie suscitera plus de larmes que de joie.

1. Pilote d’avion
Pour obtenir une licence de pilote de ligne, un pilote doit accumuler 1500 heures de vol. Afin d’atteindre ce niveau, les jeunes pilotes doivent accepter des emplois mal payés, comme patrouilleur de feu ou pilote de taxi aérien. Dans un article de La Presse publié en 2010, Éric Raissac, le président d’une école d’aviation, estimait que les pilotes débutants gagnaient entre 300 et 400 $ par semaine.

2. Chercheur
Les chercheurs font de longues études : huit ans pour obtenir un doctorat, puis une à deux années de stage post-doctorat. Cet investissement est pourtant mal récompensé, puisque qu’un chercheur au sein d’une université québécoise est rémunéré entre 2 700 et 3 600 $ par mois en début de carrière.

3. Journaliste
Faire des entrevues avec des personnalités, aller sur le terrain couvrir des événements, lire les nouvelles à la télévision… Le métier de journaliste fait rêver, mais la réalité est moins rose. Selon Statistique Canada, près de la moitié des journalistes gagnent moins de 50 000 $ par année, alors que 60 % d’entre eux ont un diplôme supérieur ou équivalent au baccalauréat.

4. Agent de bord
Être payé pour voyager partout dans le monde rend le métier d’agent de bord très attrayant. Or, d’après Statistique Canada, le revenu annuel des agents et commissaires de bord est de 39 500 $, soit 12 % de moins que la moyenne de l’ensemble des professions.

5. Acteur
Si certaines stars du cinéma québécois gagnent 3 000 $ par jour de tournage, la plupart des autres acteurs sont plus mal lotis. Le cachet journalier d’un second rôle est d’environ 400 $. Un chiffre qui peut paraître élevé, mais il faut savoir que les acteurs ne travaillent pas cinq jours par semaine comme des employés. La situation est pire pour les comédiens. Certains touchent à peine 20 $ de l’heure pour une représentation dans un petit théâtre.

6. Avocat-réviseur
Excellent en français et en anglais, extrêmement rigoureux et titulaire d’une formation d’avocat, l’avocat-réviseur est chargé de vérifier le travail de traduction de documents juridiques. La plupart des avocats-réviseurs cumulent donc école du barreau et études universitaires en traduction. Malgré tout, leur rémunération plafonne assez rapidement au cours de leur carrière, alors que celle d’un avocat augmente lorsqu’il devient associé d’un cabinet. Un statut auquel ne peut accéder un avocat-réviseur, car il ne ramène pas de nouveaux clients…

7. Mannequin
Pour une Charlotte LeBon qui a travaillé comme mannequin pendant 8 ans avant de devenir actrice à succès en France, il y a de nombreuses filles qui ne feront pas fortune grâce à ce métier. En 2012, la mannequin montréalaise Rachel Blais a déclaré au magazine Clin d’œil que le salaire annuel moyen est de 27 000 $ aux États-Unis.

8. Psychologue
Être titulaire d’un doctorat est nécessaire pour devenir membre de l’Ordre professionnel des psychologues du Québec. Cependant, le revenu moyen des psychologues canadiens n’est que de 55 000 $, à peine 25 % de plus que celui de l’ensemble des professions. Et selon Statistique Canada, beaucoup d’emplois de psychologues sont précaires. Environ la moitié des membres de cette profession ne travaillent qu’à temps partiel et touchent 32 500 $ par an.


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