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Comment devenir politicien

Marien Joly|

Certes, la vie d’homme ou de femme politique n’est pas toujours rose… Mais quel autre métier permet d’avoir une chance sur cinq de décrocher un emploi à 100 000 $ sans aucun diplôme demandé?

Les indemnités et allocations prévues pour les députés font rêver… 99 178 $ au minimum, pour les membres du Bureau de l’Assemblée nationale, auxquelles s’ajoutent les remboursements de frais de déplacement et de logement, entre autres.

Pour prétendre à ces revenus en tant qu’élu, il n’y a pas de diplôme requis spécifique à la fonction. On constate néanmoins qu’à haut niveau, les responsables politiques ont derrière eux un bagage universitaire certain : la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, et le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, ont une maîtrise en administration des affaires. Jean-Martin Aussant, d’Option nationale, a pour sa part un baccalauréat dans cette même discipline ainsi qu’une maîtrise en sciences économiques. Jean Charest est avocat de formation, et Amir Khadir a prêté le serment d’Hippocrate.

Une solide formation universitaire semble être une constante, mais tout est possible. Par exemple, François Bonnardel, député de Shefford pour la Coalition Avenir Québec, n’a que des études collégiales en sciences du Cégep du Vieux-Montréal.

Cela dit, pour être pris au sérieux, un parcours universitaire en droit ou en économie est approprié, idéalement parachevé par un passage en sciences politiques.

Ce cursus se doit d’être irréprochable. Vos adversaires iront sans scrupule chercher les moindres anecdotes ou mauvais résultats qui pourraient salir votre image.

Qualités intrinsèques 

L’essentiel pour un homme ou une femme politique est sa capacité à rassembler.

Au-delà du CV, un personnage politique doit pouvoir se différencier et sortir du lot. Il faut faire preuve de charisme et d’une extrême habileté oratoire en public.

Un sens aigu de la négociation semble indispensable pour favoriser les consensus et attirer les soutiens des leaders d’opinion qui aideront au rassemblement en étant porte-parole du parti.

Un élément très important de la politique moderne est sans nul doute la communication. Il est préférable, et fortement recommandé, d’avoir une excellente compréhension des nouveaux enjeux qui y sont reliés et des contacts capables de monter une équipe de stratèges en communication qui vous portera au top de l’exposition médiatique.

Les qualités personnelles ne suffisent pas et le recrutement de son « entourage » est un travail de longue haleine indispensable à la réussite en politique.

Commencer tôt

Il est recommandé de commencer au plus tôt à se forger son image de personnage public et de se créer des contacts forts. L’université offre de nombreux regroupements, associations et syndicats dans lesquels on peut se forger une première expérience solide et évolutive.

Léo Bureau-Blouin en est le parfait exemple. Suite à son mandat de Président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), et à l’importante exposition médiatique dont il a fait l’objet durant la dernière grève étudiante, il a été approché par plusieurs partis. Il porte finalement les couleurs du Parti Québécois dans la circonscription de Laval-Des-Rapides pour les prochaines élections. À seulement 20 ans!

Et n’oubliez pas cette théorie encourageante que nous a léguée le politicien américain Eugene McCarthy: « Être en politique, c’est comme être un entraîneur de football. Il faut être assez intelligent pour comprendre le jeu et assez bête pour penser que c’est important. »


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