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Les Québécois aiment travailler

Takwa Souissi|

Si vous étiez riches, continueriez-vous à travailler?

Sans doute répondrez-vous d’instinct : non. Or, dans les faits, un vaste sondage mené pour le compte de l’Ordre des conseillers en ressources humaines a permis de constater que la moitié des québécois continueraient à travailler même s’ils étaient assez à l’aise financièrement pour ne plus avoir à le faire pour le reste de leur vie.

Étonnant? Pas vraiment, croit Florent Francoeur, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. « Nous ne sommes pas surpris des résultats, même si lors de conversations avec les proches, les gens ont tendance à dire ‘Bye-Bye Boss’! » Selon lui, les gens réalisent que le travail, c’est bien plus qu’un gagne-pain : « Ça fait partie de la vie, et beaucoup apprécient le sentiment d’accomplissement qui l’accompagne ».

Plus du deux tiers des québécois se disent donc heureux au boulot. Qu’est-ce qui fait qu’une personne est satisfaite au travail? Selon Florent Francoeur, quatre éléments ressortent du lot : la rémunération, bien sûr, mais également la sécurité d’emploi, la flexibilité des horaires et les défis. « De façon globale, les gens ont des besoins différents au cours de leur vie » explique le PDG de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. « Le sondage démontre que les 18 à 34 ans veulent de l’argent, tandis les 35 à 44 ans visent surtout la sécurité d’emploi. Puis, plus les enfants deviennent indépendants, plus le coté ludique et les défis personnels prennent de l’importance » souligne-t-il.

Autre conclusion révélatrice du sondage : 75 % des québécois estiment que le travail n’est pas la source principale de stress. En effet, même dans le cadre d’un burn-out, le travail est souvent seulement élément stresseur parmi d’autres, le plus important étant plus souvent qu’autrement les problèmes familiaux. « Une des grandes sources de stress, c’est le manque de temps » constate Florent Francoeur. « C’est un phénomène qui va d’ailleurs s’accentuer, puisqu’aujourd’hui le couple travaille en général et n’est pas entouré d’une grosse famille. On ne peut pas beaucoup compter sur les autres ». Dans cette optique, la conciliation travail-famille contribue grandement à la satisfaction au travail. Le sondage révèle d’ailleurs que 69% des travailleurs sont satisfaits de la conciliation travail-famille que leur employeur leur permet.

Ces chiffres sont sortis dans le cadre d’une étude CROP sur la perception des québécois au travail.


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