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Maladresses en ligne : les employeurs vous surveillent!

Workopolis|

Nous avons tous entendu des histoires de personnes qui ont été congédiées parce qu’ils ont écrit une stupidité sur Facebook. Votre présence en ligne a une grande influence sur la perception qu’ont de vous les employeurs potentiels.

Le service de surveillance des médias sociaux Reppler a récemment interrogé plus de 300 professionnels du recrutement pour déterminer les critères de présélection des candidats sur les médias sociaux.

L’étude a démontré que 91 % des professionnels du recrutement ont consulté le profil d’un candidat sur un média social en processus de présélection. Soixante-neuf pour cent ont affirmé avoir rejeté un candidat à cause du contenu affiché dans un profil, alors que 68 % ont affirmé avoir engagé un candidat pour cette même raison.

Voyons les faux pas les plus graves.

Photos inappropriées : ne vous déshabillez pas, rangez vos armes à feu, éliminez les photos où vous semblez sur le point de vomir sur vos chaussures ou de vous évanouir. Si on vous identifie sur une photo inappropriée, éliminez l’identification. Encore mieux : publiez des photos dans lesquelles on vous voit faire quelque chose qui donne une bonne impression de vous, faire du bénévolat, remporter un concours de français ou courir un marathon.

Commentaires inappropriés : les gens utilisent le Web pour se plaindre de leurs patrons ou de la vie en général. J’ai aussi vu des gens plaisanter sur le fait qu’ils allaient mentir lors d’une entrevue future. Très intelligent! Les gens m’assurent que leurs mesures de confidentialité vont les sauver. Cependant, vous devriez vous assurer que vous ne donnez pas accès à votre profil aux  « amis de vos amis » et que la personne qui mènera votre entrevue ne fait pas partie de ce groupe. Et si vos comptes Twitter, LinkedIn et Facebook, ou vos autres réseaux sont actifs, vous devez être conscient de l’image que vous projetez en tout temps. Les jurons et les insultes, même dirigées aux vedettes les plus en vue, sont à proscrire. J’ai déjà lu sur Twitter que Justin Bieber devrait « être tué ». Imbécile.

Mensonges : il est sage de s’assurer que les informations de votre profil en ligne et celles de votre curriculum vitae sont identiques. Cela inclut évidemment votre formation et vos expériences de travail. De plus, si vous affirmez maîtriser la langue dans laquelle vous publiez, évitez les fautes de grammaire et les coquilles. Si vous déclarez que vous savez encoder/utiliser Omniture/pratiquer des chirurgies, ne demandez pas publiquement des conseils sur l’écriture d’une page Web/le tracking/la marche à suivre pour enlever une écharde. Encore mieux : ne mentez pas.

Faire preuve de compétences médiocres en communications : hey yo, vrémant pa besouin det’rappler que l’othograf et la gramère pourait êt impotent su fb, han? La communication ne s’arrête pas aux seules orthographes et grammaires. Les employeurs potentiels pourraient observer vos façons d’interagir en ligne. Les disputes avec des amis ou des personnes chères sur votre page Facebook sont à proscrire.

Publications concernant la consommation de drogues ou d’alcool : n’informez pas tout le monde que vous étiez saoul ou que vous avez consommé de l’acide la veille. Vous pouvez être tenté de trouver du soutien ou de solliciter des conseils de votre communauté en ligne lorsque vous êtes seuls à la maison, criblé de regrets, vous demandant où vous avez bien pu laisser votre pantalon et essayant de vous souvenir de tout ce qui s’est passé la veille.

Cependant — pour illustrer en un exemple tout ce qu’il ne faut pas faire —, publier un message du type « Me suis tellement défoncé la f** face hier soir – E et PCP. Ai f***é la maison de mon ta****ak d’ancien boss. clique pour photo! Qui a vu mes vêtements? » est une très mauvaise idée.

En prime – la politique : je suis toujours surprise de voir la quantité d’opinions politiques véhémentes partagées sur Facebook. Si vous êtes en recherche d’emploi, il vaut mieux ne pas partager ce genre d’opinions. Ne supposez pas que tout le monde partage vos opinions, même si votre groupe restreint de 872 amis semble le faire. Peut-être croyez-vous que vos principes sont plus importants que n’importe quel emploi, ou que vous travaillez dans un secteur formé de personnes aux opinions similaires. Dans ces deux cas, allez-y, partagez. Sinon, sachez que vos opinions et votre façon de les partager peuvent rebuter un employeur potentiel.


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