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Le Québec, terre du « business »!

Takwa Souissi|

La carrière entrepreneuriale est très valorisée au Québec et se démarque largement des économies similaires et du reste du Canada. Cette conclusion positive est tirée du plus récent rapport du Global Entrepreneurship Monitor (GEM).

Étienne St-Jean, titulaire de la Chaire de recherche sur la carrière entrepreneuriale de l’Université du Québec à Trois-Rivières ainsi que Diane-Gabrielle Tremblay, titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de l’économie du savoir ont procédé à l’analyse de cette étude internationale sur l’entrepreneuriat.

« On parle souvent d’un problème de relève au Québec, mais nous nous classons en deuxième place, tout juste derrière Taiwan, pour ce qui est de la qualité de la relève entrepreneuriale » souligne Diane-Gabrielle Tremblay. Les jeunes de 18 à 35 ans perçoivent également plus d’occasions d’affaires que dans le reste du Canada. Les québécois auraient beaucoup moins peur de l’échec que les citoyens d’autres pays comparables et du reste du Canada. On remarque particulièrement que les femmes québécoises ont moins de craintes que les femmes canadiennes, et s’intéressent de plus en plus à une carrière entrepreneuriale. La conciliation travail-famille y est sans doute pour quelque chose.

L’analyse du rapport fait donc ressortir des bonnes nouvelles pour l’état de l’entrepreneuriat au Québec. « Surtout dans le contexte actuel, où la création d’emploi n’est pas tout a fait au rendez-vous, on peut penser que du côté des jeunes il y’aura des créations d’entreprises pour compenser » avance la professeure.

Manque de confiance, manque de soutien
Par contre, même s’ils ont de bonnes intentions et une perception positive du domaine entrepreneurial, les québécois hésitent souvent à faire le saut, ne s’estimant pas assez compétents. Par ailleurs, les Québécois connaissent personnellement moins d’entrepreneurs qui ont démarré dans les deux dernières années que la plupart des pays comparables et le reste du Canada.

Il faut dire que les nouveaux entrepreneurs ne sont pas toujours au courant des services offerts, surtout dans les domaines créatifs. « Les gens sont passionnées et orientés sur leur projet, mais ça prend aussi le coté affaires. » explique Diane-Gabrielle Tremblay. Les experts s’entendent d’ailleurs pour dire qu’il faudrait soutenir d’avantage les organismes et programmes de soutien. Ce coup de pouce des institutions peut grandement aider à se lancer en affaires.


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