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Soyez plus fort que les questions-pièges

Steve Proulx|

En entrevue, le recruteur peut vous poser des questions très factuelles — « Avec quelle moyenne avez-vous complété votre baccalauréat? » —, et d’autres plus insidieuses — « Pourquoi voulez-vous quitter votre emploi actuel? »

 

Difficile de bien répondre à ce genre de colles, mais pas de panique : le recruteur s’attarde plus à la manière dont vous réagissez – de préférence sans perdre vos moyens — qu’au contenu de la réponse elle-même. Respecter quelques principes de base vous aidera à faire mouche à tous les coups.

 

  • Connais-toi toi-même : la maxime de Socrate est plus que jamais d’actualité dans le monde du travail! En général, l’employeur ne cherche pas une personne parfaite, mais quelqu’un de bien dans sa peau,  qui est à l’aise autant avec ses qualités qu’avec ses défauts. Faites donc le point régulièrement sur vous et votre vie;

 

  • Une entrevue, ça se prépare : gribouillez des notes à propos de votre personnalité, de votre cheminement, de vos ambitions… Bien sûr, renseignez-vous sur la boîte et ses produits, mais analysez avant tout l’adéquation entre vos valeurs et celles de votre futur employeur, entre votre façon d’être et sa culture d’entreprise;

 

  • Objectif VOUS : lors d’une entrevue, le recruteur veut vous connaître VOUS et VOS réalisations. Parlez donc au « je » et bannissez autant que possible le « on », le « il » et le « nous » de votre discours.

 

Si vous suivez ces consignes, vous êtes fin prêt à répondre aux questions délicates suivantes, souvent posées en entrevue :

 

Parlez-moi de vous…

Un grand classique pour amorcer la discussion. Pas de secret pour répondre à cette question, c’est sujet libre. Évitez par contre de parler de vos problèmes personnels. Restez positif!

 

Quels sont vos défauts et/ou vos qualités?

Un incontournable, ou presque. Évitez les traits de caractère qui entrent en conflit avec le poste que vous occuperiez (par exemple, timide pour un poste de gestion de personnel). Et qu’on se le dise, les recruteurs connaissent les réponses qui transforment un défaut en qualité — le fameux « Je suis trop perfectionniste ».

 

Comment avez-vous entendu parler de notre entreprise?

On pose cette question pour savoir si vous avez fait vos devoirs, mais aussi pour des raisons purement statistiques. Dans ce cas, « comment » signifie ici autant « en quels termes » que « par quel moyen ». Documentez-vous toujours sur la boîte. C’est une marque d’intérêt, de motivation et de respect.

 

 

 

Parlez-moi de vos échecs…

Cette question vise à connaître votre niveau de tolérance à l’échec, ce qu’il vous a appris et les erreurs qui vous ne devriez pas refaire. Concentrez-vous sur les cas d’échecs réglés et qui ont été des leçons de vie. À éviter absolument : « L’échec? Moi, jamais! »

 

Définissez le poste pour lequel vous postulez…

Une question pour démasquer ceux qui postulent à tous les types de postes, même s’ils n’ont pas l’expérience ou les qualifications requises. On la pose aussi afin de savoir si le candidat a la même définition du poste que l’employeur. Soyez schématique dans votre vision, mais laissez de la place pour le dialogue.

Où vous voyez-vous dans cinq ans?

Dans le contexte actuel d’instabilité, plusieurs recruteurs ne posent plus cette question. Par contre, on peut toujours la poser en fin d’entrevue afin de voir si le candidat est cohérent avec lui-même. Elle peut aussi servir à déceler s’il a de l’ambition, trop comme pas assez. Une réponse toujours gagnante : « J’espère que la personne que je serai devenue dans 5 ans occupera un emploi qu’elle affectionne ». Réaliser des projets dans lesquels vous vous sentez bien est toujours un objectif de carrière très louable.


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