Ricky Gervais in The Office

Bon boss, bad boss

Philippine de Tinguy|

Les gestionnaires jouent un rôle important dans le bien-être de leurs employés. Mais quelles caractéristiques distinguent les bons des mauvais? Gilbert Rousseau, vice-président d’Optimum Talent, accompagne les entreprises dans leur processus de recrutement de cadres. Entrevue.

Quelles sont les caractéristiques d’un bon patron?
Gilbert Rousseau:
Un bon gestionnaire doit faire preuve de leadership. Il s’entoure de personnes de confiance et inspire ses troupes en leur transmettant sa vision. Le travail d’équipe est un élément essentiel à la réussite d’un projet, son rôle est donc de tout mettre en oeuvre pour le mener à bien.

Comment doit-il guider son équipe?
G.R. :
Il met tout le monde à contribution en responsabilisant chaque employé. Ça passe par la reconnaissance du travail et les encouragements. Il doit être transparent et donner l’heure juste, tant pour les bons coups que pour les mauvais. On attend d’un boss qu’il donne un sens à notre travail!

Un gestionnaire doit-il garder ses distances pour se faire respecter?
G.R. :
Le bon patron fait preuve d’une grande écoute et instaure une ambiance conviviale. Il croit au développement de ses ressources et il est solidaire de son équipe. Les amitiés boss-employés ne sont pas proscrites, mais il est important de garder une certaine distance. Un gestionnaire peut aussi être amené à annoncer de mauvaises nouvelles…

Qu’est-ce qu’un mauvais patron?
G.R. :
C’est un gestionnaire qui manipule, qui ment, qui divise pour mieux régner, et qui pense à ses propres intérêts plutôt qu’à ceux du groupe. En plus de nuire aux employés, il fait du tort à toute l’entreprise.

Comment cela peut-il nuire au bien-être d’une équipe?
G.R. :
Le patron qui utilise le micromanagement, qui veut tout voir et tout savoir, démobilisera inévitablement ses employés. L’iniquité créera également des tensions et désolidariser un groupe.

Comment gère-t-on un mauvais boss?

G.R. : La première étape est de s’asseoir avec lui pour essayer de régler les conflits. En cas d’échec, on peut s’adresser au patron de notre gestionnaire, ou encore au département des ressources humaines. La démission devrait être envisagée en dernier recours.

Un boss doit-il être parfait?
G.R. :
Surtout pas! Leurs faiblesses les rendent humains et sympathiques, à condition qu’ils ne soient pas continuellement en train de s’excuser. Admettre ses erreurs et trouver des solutions pour les réparer peut aussi favoriser les échanges.

Peut-il s’améliorer et développer ses compétences?
G.R. :
Bien sûr! Un gestionnaire peut demander l’avis des ses employés concernant ses performances. Il peut aussi recevoir la rétroaction de son entourage, dont ses patrons, ses collaborateurs et ses employés. Diverses formations et méthodes de coaching existent pour lui permettre de se perfectionner, mais il faut avant toute chose dresser un portrait juste et précis de ses besoins.

Et finalement, comment recrute-t-on un bon gestionnaire?
G.R. :
Chez Optimum Talent, nous nous assurons tout d’abord de bien comprendre les postes que nos clients veulent combler, ainsi que les valeurs et la culture de l’organisation. Nous évaluons ensuite les candidats qu’ils ont retenus et les aidons à prendre la meilleure décision. L’évaluation des compétences est un outil essentiel, mais nous utilisons également des tests psychométriques, des simulations de gestion et des entrevues comportementales menées par un psychologue organisationnel dans le but de soumettre un rapport visant à compléter les informations dont l’entreprise dispose.


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