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Joies et peines des outils de communication modernes

Marc Pacanowski|

Nous étions bien dans les années 1980, bien avant que les Twitter, Facebook, Blackberry et iPhone encombrent ce monde. Oui, j’ai bien utilisé le verbe « encombrer ». Parce que, malgré tous les avantages que nous procurent ces petites machines, ces outils de communication, dont nous ne pouvons plus nous passer, il faut dire qu’ils sont parfois omniprésents dans nos vies.

C’est d’ailleurs pour cela que je refuse d’acheter un téléphone me permettant de lire mes courriels en temps réel. Que le chef d’entreprise, le journaliste, le ministre ou le directeur des communications de telle ou telle compagnie ait besoin d’être informé en temps réel, je le comprends. Dans mon cas, voir les photos envoyées par mon papa en Belgique, lire les dernières blagues même pas drôles envoyées par un ami parisien ou lire la confirmation d’un rendez-vous à Montréal, cela peut attendre que je sois devant mon ordinateur quelques heures plus tard. Non?

Avez-vous déjà constaté la première action d’un passager d’avion après l’atterrissage? Il y a quelques années, il applaudissait, puis marchait sur mes pieds pour prendre son bagage à main. Maintenant, avant d’écraser mes pieds et de me pousser, ledit passager allume son téléphone et hurle à qui veut bien l’entendre : « On vient d’atterrir, ce ne sera pas long ». Sait-il que les messages texte fonctionnent à merveille, sans déranger tout le monde ? Mais il y a aussi le passager qui appelle pour demander si le destinataire a bien reçu le texte. Grrrrrrrrrr! Le téléphone est partout, dans le train, l’avion, le bus, la file d’attente de la caisse d’épicerie, à la SAAQ, partout, vous dis-je… Et je ne parle pas de la table de chevet, de la toilette, du restaurant…

Et puis, quoi de plus agaçant que « l’ami » Facebook à qui vous demandez des nouvelles ou des photos de son bébé (qui a bien grandi depuis ma première demande) et qui vous rétorque : « Va voir sur Facebook, j’y ai mis des photos ». NON, je n’irai pas voir les photos de ton fils sur une page truffée de choses inintéressantes, entre liens inutiles, films ridicules, phrases ou état d’âme que je ne comprends pas…

A l’opposé, j’ai reçu dernièrement une carte postale d’un ami de longue date qui était en vacances en Tunisie. La carte est arrivée trois semaines plus tard, salie, entre deux factures d’Hydro et de Bell, et pourtant, j’étais heureux de la recevoir, plus que n’importe quel courriel ou message Facebook. Parfois, c’est bon d’être vieux jeu.


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