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Santé au travail : les employeurs plus conscients

Workopolis|

par Fanny Bourel

Les employeurs canadiens sont de plus en plus conscients du lien entre santé au travail et productivité, selon la dernière édition du Sondage national sur le mieux-être Financière Sun Life-Buffett.

Des progrès restent toutefois à accomplir pour rendre plus concrète la prise en compte du mieux-être au travail.

92 % des organisations estiment que la santé de leurs employés a une incidence sur leur rendement, affirme ce sondage rendu public en octobre dernier. Plus de 90 % des entreprises de 50 personnes ou plus proposent donc au moins une initiative en matière de mieux-être. Ce chiffre s’élève à près de 60 % pour les petites entreprises.

Et ces employeurs sont satisfaits des politiques mises en place en matière de santé. 40 % d’entre eux estiment qu’elles permettent une réduction de l’absentéisme, 30 % une amélioration de la productivité et 18 % une diminution des demandes de congé de maladie.

Décalage
Cependant, le sondage met en évidence un écart entre les problèmes de santé reconnus par les employeurs et les initiatives qu’ils prennent.

Les cinq risques les plus importants pour la santé des employés selon les employeurs ?
1) Le mode de vie sédentaire ; 2) le stress au travail ; 3) l’obésité ; 4) l’hypertension artérielle ; 5) la consommation de tabac.

Or, parmi les dix principales initiatives de mieux-être offertes par les entreprises, on trouve des cours de premiers soins ou de réanimation cardio-respiratoire, des activités de reconnaissance du personnel ou des programmes en vaccination antigrippale. Autant d’actions qui ont peu d’impact sur la sédentarité, l’obésité ou encore l’hypertension artérielle. Seulement 5 % des employeurs proposent un programme de dépistage de l’hypertension ou de l’aide pour arrêter de fumer.

Quant aux principaux programmes susceptibles d’agir sur le stress au travail que les entreprises déclarent avoir mis en place, ils portent sur l’organisation du temps de travail : horaires de travail flexibles, participation des salariés à l’élaboration de ces horaires, programmes d’équilibre travail et vie personnelle… Ces initiatives sont donc limitées, alors que le problème du stress au travail est plus vaste.

Manque d’évaluation des programmes
Ce décalage entre les risques identifiés et les programmes offerts est accentué par le fait que 86 % des employeurs n’évaluent pas l’état de santé de leurs travailleurs. Et entre une ou deux entreprises sur dix évaluent de façon constante les initiatives offertes. Des mesures qui pourraient non seulement permettre une plus grande adéquation des initiatives de mieux-être avec les besoins, mais aussi le développement de ces programmes. Car, après le coût et le manque de personnel, c’est l’incapacité à quantifier les résultats des programmes qui est cité comme troisième plus gros obstacle à la mise en œuvre d’actions en faveur du mieux-être.


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