Workopolis: Communiqués de presse

 
Les emplois dans le nouveau millénaire : les Québécois préfèrent l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Plusieurs Québécois craignent de perdre leur emploi dans les années à venir.
 

Pour publication immédiate – Toronto, Ontario (le 15 mars 2006) – En ce début de millénaire, les chercheurs d'emploi canadiens se sont prononcés sans équivoque quant à leur priorité : disposer de plus de temps pour leur vie personnelle a gagné en importance. Workopolis, le principal fournisseur de solutions de recrutement et de recherche d'emploi par Internet au Canada, a administré un sondage à des chercheurs d'emploi et des employeurs canadiens quant à leur perception de l'actuel marché du travail comparativement à celui d'il y a cinq ans. Selon le sondage, alors que les priorités des Québécois il y a cinq ans étaient la carrière suivie de la famille (42 % et 28 % respectivement), aujourd'hui, ces priorités sont inversées, la famille se situant maintenant au premier rang devant la carrière au second rang (41 % et 34 % respectivement). Par ailleurs, les Canadiens privilégient davantage la qualité de leur vie professionnelle, en voulant s'assurer qu'ils continuent de se développer professionnellement.

« On note un changement important dans les priorités des chercheurs d'emploi au Canada – la famille a remplacé le développement professionnel comme première priorité de vie, » de mentionner Bruno Gendron, vice-président, Région de l'Est du Canada chez Workopolis. « Les employeurs avisés tiendront compte de ce changement et créeront un milieu de travail qui permette à leurs employés de s'épanouir autant au plan personnel que professionnel. »

Plusieurs Québécois craignent de perdre leur emploi dans les années à venir. Le sondage de Workopolis nous démontre que 56 % des répondants québécois se sentent moins en sécurité dans leur emploi qu'il y a cinq ans. De plus, 42 % considèrent avoir moins de sécurité d'emploi pour les cinq prochaines années à venir. Sur cette question, les Québécois se situent au premier rang par rapport aux autres provinces canadiennes. La moyenne nationale étant de 33 %.

Résultats sommaires

Un changement dans les priorités de vie – de la carrière à la famille :

  • Lorsqu'interrogés à savoir ce qu'ils priorisaient dans la vie il y a cinq ans de cela, le premier rang revenait à la carrière dans une proportion de 37 %, suivi de la famille à 31 %. Aujourd'hui, ces priorités sont inversées, 44 % des Canadiens mentionnant que la famille était leur toute première priorité alors que seulement 31 % accordaient le premier rang à leur carrière.
  • Il est intéressant de noter que les perspectives des hommes et des femmes sont devenues plus similaires au cours des dernières années. Il y a cinq ans de cela, les hommes privilégiaient davantage la carrière, 40 % la choisissant comme première priorité, comparativement à 34 % des femmes. De nos jours, autant les hommes que les femmes privilégient la famille avec un score identique de 44 %. La carrière vient au second rang pour 31 % des répondants, aussi bien hommes que femmes.
  • Les Albertains sont les plus « famille » de tous les Canadiens, 49 % d'entre eux priorisant la famille d'abord et avant tout pour seulement 23 % qui privilégient la carrière.

Un changement dans les priorités au travail – de l'avancement professionnel à un meilleur équilibre vie professionnelle et personnelle :

  • Questionnés à savoir quelle était leur première priorité il y a cinq ans, les Canadiens disaient alors privilégier beaucoup plus l'avancement professionnel (29 %) que l'équilibre vie professionnelle et personnelle (17 %).
  • Aussi, les hommes choisissaient-ils davantage l'avancement professionnel que les femmes (32 % comparativement à 26 %). Mais de nos jours, aussi bien les hommes que les femmes accordent la plus grande importance à l'équilibre vie professionnelle et personnelle – 26 % des femmes et 24 % des hommes. Les deux s'entendent donc pour dire que la carrière vient au second rang – 19 % et 22 % respectivement.
  • Curieusement, les Québécois sont en avance sur la moyenne nationale lorsqu'il est question de priorités au travail. Le quart des Québécois (26 %) disaient que leur première priorité il y a cinq ans était l'équilibre de vie professionnelle et personnelle. À titre comparatif, seulement la moitié des citoyens de la Colombie-Britannique (13 %) et de l'Alberta (14 %) disaient privilégier l'équilibre de vie professionnelle et personnelle.
  • De nos jours, les Québécois continuent de prioriser un meilleur équilibre de vie professionnelle et personnelle, le tiers d'entre eux (34 %) disant que cet équilibre représente leur toute première préoccupation. Les résidents de la Colombie-Britannique et de l'Alberta priorisent aussi davantage cet équilibre de vie, leur score ayant grimpé respectivement à 26 % et 30 %.

La perspective des employeurs – du salaire à l'équilibre de vie :

  • Lorsque questionnés à savoir pourquoi les salariés quittaient leur emploi, les employeurs mentionnaient qu'il y a cinq ans la première raison invoquée était un salaire plus intéressant (38 %), alors qu'aujourd'hui il s'agit plutôt d'équilibre entre la vie professionelle et personnelle (39 %).
  • Mais, le sondage administré par Workopolis auprès des employeurs démontre bien que ceux-ci sont en mesure de bien répondre à cette préoccupation de leurs salariés pour un meilleur équilibre vie professionnelle et personnelle sans que le travail n'en souffre. Bien que 82 % des employeurs rapportaient que leur personnel était présentement plus préoccupé par leur vie personnelle/familiale, près des trois quarts (71 %) disaient aussi qu'ils mettaient davantage d'emphase sur leur développement professionnel (e.g. scolarité, amélioration de leurs qualifications) qu'il y a cinq ans.
  • Aussi, 62 % des employeurs mentionnaient que leurs employés étaient davantage ambitieux (e.g. à l'affût de promotions et de révisions salariales) qu'ils ne l'étaient il y a cinq ans de cela.

« Dans un marché où les employés accordent plus d'importance à leur vie personnelle, les employeurs se doivent de comprendre que cette priorisation n'entraîne en rien une qualité de travail moindre, » toujours selon monsieur Gendron. « Plus que jamais auparavant, les employés privilégient le développement et l'avancement professionnels dans leur milieu de travail, mais possiblement selon un horaire allégé qui leur permette de s'en retourner plus rapidement auprès de leur famille. »

Trouver l'emploi idéal dans ce nouveau millénaire – plus difficile aujourd'hui qu'il y a cinq ans et pour les employeurs, la situation va s'empirer :

  • En comparaison avec les cinq dernières années, 51 % des chercheurs d'emploi disent qu'il est plus difficile de se trouver un emploi de nos jours alors que seulement 18 % prétendent que c'est plus facile.

« Malgré une économie en pleine effervescence et un taux de chômage peu élevé, plusieurs chercheurs d'emploi continuent d'éprouver des difficultés dans leur recherche d'emploi, » d'ajouter monsieur Gendron. « Workopolis est d'avis qu'il en est ainsi parce que les attentes sont plus élevées et que les chercheurs d'emploi ne se contentent plus de n'importe quel emploi. Ils recherchent le bon emploi, l'emploi qui leur convient à tous points de vue et l'emploi qu'ils adoreront. »

  • Pour ce qui est de trouver le bon candidat, 57 % des employeurs disent qu'ils font déjà face à une pénurie de candidats qualifiés dans leur industrie et plus des trois quarts (77 %) s'attendent à une telle pénurie d'ici cinq ans.

« Dans un marché concurrentiel, les employeurs continuent de faire face à des défis dans leur recherche du bon candidat pour chacun des postes qu'ils ont à combler, » de poursuivre monsieur Gendron. « Les employeurs peuvent améliorer l'efficacité du processus de recrutement en s'assurant de bien décrire les qualifications et expertises spécifiques recherchées dans leurs affichages de postes. Il s'agit là de la clé pour trouver les bons employés. »

Qui aurait le gros bout du bâton ? Cela dépend à qui on pose la question :

  • Lorsqu'on questionne les employeurs à savoir comment ils considèrent que le rapport de forces s'est modifié, ils répondent que ce sont les chercheurs d'emploi qui contrôlent la situation, 60 % d'entre eux disant que ce sont les candidats qui sont en meilleure position qu'il y a cinq ans et seulement 17 % que l'avantage revient aux employeurs.
  • Quant aux chercheurs d'emploi, à l'échelle nationale, près de la moitié (48 %) disent que les employeurs sont dans une meilleure situation de nos jours qu'il y a cinq ans alors que 21 % seulement disent que ce sont les postulants qui sont dans une meilleure position.
  • Mais au plan régional, les résultats sont différents. En Alberta, la moitié des chercheurs d'emploi (50 %) mentionnent qu'ils sont dans une meilleure position qu'il y a cinq ans. Seulement 23 % disent que les employeurs sont plus avantagés. En Colombie-Britannique, c'est la parité avec 34 % qui disent que les employeurs sont avantagés contre 34 % qui donnent l'avantage aux chercheurs d'emploi.

La sécurité d'emploi dans ce nouveau millénaire – des lendemains plus chantants :

  • Bien que les chercheurs d'emploi mentionnent que leur sécurité d'emploi est moindre de nos jours qu'elle ne l'était il y a cinq ans, (54 % disent avoir moins de sécurité d'emploi contre 16 % qui disent en avoir plus), leur perception s'améliore lorsqu'ils considèrent les cinq années à venir. Un tiers (33 %) s'attendent à se sentir moins en sécurité à l'avenir (en baisse de 54 %) et 34 % davantage en sécurité (en hausse de 16 %).
  • Au contraire, les résidents des provinces de l'Ouest se disent plus en sécurité. Moins de la moitié des citoyens de la Colombie-Britannique (42 %) disent qu'ils ont moins de sécurité d'emploi qu'il y a cinq ans, alors que 19 % disent en avoir plus. Pour les Albertains, seulement 38 % mentionnent avoir moins de sécurité d'emploi qu'il y a cinq ans contre un quart (25 %) qui disent en avoir plus.
  • Et l'avenir s'annonce prometteur pour les résidents de l'Ouest canadien, 38 % des résidents de la Colombie-Britannique étant d'avis qu'ils auront plus de sécurité d'emploi au cours des cinq années à venir contre seulement 25 % qui s'attendent à en avoir moins. Les données pour l'Alberta sont sensiblement les mêmes - 35 % s'attendent à plus de sécurité d'emploi à l'avenir contre 25 % qui s'attendent à en avoir moins.

Conseils pour employeurs :

  • L'Équilibre vie professionnelle et personnelle est devenu une plus grande priorité pour plusieurs employés de nos jours. Soyez-en conscients et, qu'il s'agisse d'horaires flexibles de travail ou de télétravail, faites votre possible pour accommoder votre personnel.
  • Par ailleurs, les employés de nos jours continuent de rechercher des opportunités de développement professionnel et d'avancement de carrière. Par conséquent, ne négligez pas les activités de formation et le financement de cours extra-muros dans votre planification et votre budget annuels.
  • Dans un marché du travail caractérisé par une pénurie croissante de bons candidats, ayez recours aux outils de recrutement en ligne, qu'il s'agisse d'outils de sélection ou les bases de données de candidatures qui permettent une recherche pointue de candidats selon leur expertise, leur scolarité ou d'autres qualifications.

Conseils pour chercheurs d'emploi :

  • Si le maintien d'un équilibre vie professionnelle et personnelle est important pour vous, connaissez vos limites et questionnez l'employeur potentiel quant à ses attentes. Soyez candide avec celui-ci à propos de vos contraintes de temps tout en reconnaissant que vous aurez à satisfaire toutes les exigences de l'emploi.
  • Dans un marché concurrentiel, soyez patients et tâchez de bien définir l'emploi recherché. Sachez ce que vous voulez, prenez le temps de trouver cette opportunité qui vous satisfera et qui vous fournira ces défis et ces expériences susceptibles de faire avancer votre carrière.
  • Soyez réalistes et sachez reconnaître ce moment où vous auriez à opter pour un secteur ou une position différente de vos attentes initiales. Le marché de l'emploi est en transformation constante et il vous appartient donc de bien comprendre les mouvements à la hausse ou à la baisse en termes d'offre d'emploi au sein d'une industrie donnée.

À propos de Workopolis

Workopolis est le principal fournisseur de solutions de recrutement et de recherche d'emploi par Internet au Canada. Sa gamme complète de solutions, qui s'est méritée de nombreux prix d'excellence, ainsi que l'ensemble de ses produits et services sont offerts aux petites et grandes entreprises partout au pays, en français et en anglais :

  • workopolis.com, plus grand site d'emploi au Québec et au Canada, joignant plus d'offres d'emploi, de visiteurs et d'employeurs que tout autre site d'emploi au pays;
  • workopolisCampus.com, plus grand site canadien d'emploi destiné aux étudiants et aux nouveaux diplômés;
  • RHEnDirect, la solution d'hébergement de sections carrières corporatives et de gestion de candidatures la plus utilisée au Canada s'appuyant sur les outils et la technologie de workopolis.com.

Workopolis est un partenariat unique et complémentaire formé de trois entreprises canadiennes de l'industrie des médias : la division Globe and Mail de Bell Globemedia, Toronto Star Newspapers Ltd. et Gesca Ltd., filiale de publication de journaux de Power Corporation du Canada. Les bureaux de Workopolis sont situés à Vancouver, Calgary, Guelph, Toronto, Ottawa et Montréal.

A propos de l'enquête : Plus de 2600 Canadiens ont répondu au questionnaire affiché sur le site workopolis.com du 28 février au 2 mars 2006. Plus de 210 professionnels en ressources humaines responsables du recrutement et de la sélection d'employés pour un échantillon représentatif d'entreprises canadiennes ont répondu au sondage affiché sur le site workopolis.com.

Si vous désirez obtenir plus d'information sur Workopolis ou une entrevue avec M. Bruno Gendron, veuillez communiquer avec :

Simon Falardeau
Capital-Image
Tél. :(514) 739-1188, poste 31
Cell. : (514) 755-5831